Fédération des Acupuncteurs pour
leur FORmation MEdicale Continue
Sommaire LA
COMMISSION PEDAGOGIE
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Le 9ème congrès de la FAFORMEC aura lieu à
Lyon les 18 et 19 novembre 2005.
STRESS et VIE MODERNE,
de L'ANXIETE à la DEPRESSION
L'équipe de l'OCNA LYON 2005 vous convie au
9ème congrès national de la FAFORMEC
18-19 novembre 2005
à l'Ecole Normale Supérieure de LYON
Vous pourrez :
-Parfaire vos connaissances traditionnelles, expérimentales, diagnostiques
et thérapeutiques sur les thèmes que vous côtoyez quotidiennement
: le stress, l'anxiété et la dépression.
-Apprendre à gérer votre propre stress au cours d'ateliers.
-Echanger très largement au cours de tables rondes et de débats.
-Savourer la gastronomie lyonnaise chez Bocuse pour notre soirée de gala
à l'Abbaye de Collonges.
Les accompagnants pourront découvrir la ville de Lyon en visite guidée
: Fourvière, le Vieux Lyon, les Traboules, les Canuts avec l'atelier
de soierie.
Les membres de l’OCNA-Lyon :
Dr Evelyne BERTHET, présidente (AMARRA), Dr Elisabeth COSTET, secrétaire
(AMARRA), Dr Sylviane OGIER, vice-présidente (AMARRA), Dr Patrick BAUDIN,
vice-président (AMARRA), Dr Jean Luc GERLIER, trésorier (AMA-74),
Dr Gérard BERLING, vice-président (AMA-74)
l’évaluation du congrès, un travail nécessaire et
indispensable.
Le souci pédagogique est présent à la Faformec depuis l’origine,
tant il est vrai qu’on ne peut parler de FMC sans pédagogie.
La commission est présente lors de chaque congrès pour donner
un souffle, rappeler les besoins et les nécessités de la pédagogie.
A Strasbourg comme à Marseille, elle a porté le souci de l’évaluation
du congrès. L’un des volets consiste à donner la parole
aux participants pour vérifier l’adéquation avec les besoins
exprimés en formation.
Avant l’analyse finie et détaillée des résultats,
il apparaît un souhait d’un congrès à venir moins
chargé avec moins de présentations : il faudra donc trouver un
équilibre entre des exposés brefs et des exposés plus construits,
un rythme plus en harmonie avec le nécessaire ressourcement que les participants
viennent chercher.
Ce sera le défi pour les Lyonnais puis les Toulousains comme pour le
comité scientifique de trouver l’équilibre d’une formation
de qualité, sans stress, en restant dans la richesse de regards croisés
et multiples, qui sont le propre d’une fédération.
Alors que soient remerciés ceux qui ont très largement répondu
aux questionnaires d’évaluation du congrès 2004.
A l’heure de la participation, c’est un succès de l’interactivité
et le garant de la qualité pour les congrès dans la mesure où
l’on tiendra compte des résultats de ce travail indispensable.
Rendez-vous prochainement pour l’analyse complète des résultats
que nous mettrons en accès direct sur le site Faformec.
Dr Marc MARTIN
LA COMMISSION COMMUNICATION
responsable Dr Gérard Berling
tel : 04 50 37 82 10
mel : gerard.berling@free.fr
la qualité des soins du médecin acupuncteur
Chacun d’entre nous revendique pour ses patients la qualité des
soins prodigués. Il s’agit d’une attitude logique : nous
avons pris conscience que l’offre de soins proposée par la médecine
occidentale ne répondait pas toujours à l’attente du patient,
ce qui nous a conduit à une démarche volontaire d’apprentissage
de l’acupuncture. En tant que médecin occidental, nous nous étions
alors posé la première question nécessaire à une
démarche qualité : « ce que je fais répond-il au
besoin exprimé ? » ; et nous avions répondu par : «
ne pas faire ce qui ne convient pas ». Puis nous sommes devenus médecins
acupuncteurs. Pour que la condition à une démarche qualité
devienne suffisante, nous devions alors résoudre la deuxième
équation : « faire ce qui convient ». Ce qui revient à
nous interroger : « ce que je fais est-il conforme à ce que je
devrais faire ? ».
Plusieurs moyens nous sont offerts pour répondre à cette question
: ils rentrent tous dans le champ de la formation médicale continue
(FMC), dont l’objet est de proposer des références. Libre
aux praticiens, à tort ou à raison, de s’y conformer ou
pas. L’intérêt des références est de fournir
un point de comparaison pour aider à situer sa propre pratique à
un moment donné. Nous effectuons dans cette action ce qu’il est
convenu d’appeler une « évaluation de notre pratique ».
Nous l’effectuons tous le plus souvent dans un cadre informel, mais
depuis le décret du 14 Avril 2005, le législateur nous demande
de l’effectuer tous les cinq ans dans un cadre formel : « Evaluation
des pratiques professionnelles ».
L’amélioration de la qualité des soins suit l’amélioration
de la qualité des références utiles à notre pratique
de médecin acupuncteur. Le premier enjeu de notre profession sera donc
d’élaborer des références de qualité pour
que l’évaluation des pratiques professionnelles soit utile et
pertinente. Le deuxième enjeu est la transmission des références
qui s’effectue en particulier dans le cadre de la FMC : il s’agira
donc de s’interroger sur la qualité de nos formations et de définir
des critères qui permettent de l’améliorer.
Le débat est large, et mérite la participation du plus grand
nombre. Bon courage à tous.
Dr Gérard Berling, coordinateur commission communication.
Bibliographie :
- ANAES, les référentiels d'auto-évaluation des pratiques
professionnelles, juillet 2003.
- JO, décret 2005-346 du 14 avril 2005 relatif à l'évaluation
des pratiques professionnelles.
ENTRETIEN avec le Dr Yves ROUXEVILLE :
F.P-C. : Vous êtes connu pour votre implication dans l'enseignement
en France de l'auriculothérapie et de l’auriculomédecine.
Votre activité à l'étranger est moins connue. Vous avez
enseigné en Europe Centrale !
Y.R. : A la fin de la réunion de la Commission de Nomenclature en Acupuncture
auriculaire, en novembre 1990, le Pr. Hiroshi Nakajima, directeur général
de l’OMS, nous a conseillé de lier des contacts avec les écoles
de l’ex-bloc soviétique, dont nous ne connaissions rien !
Profitant d’un voyage touristique en mai 1993, j’avais pris contact
avec les médecins tchèques. 160 personnes m’attendaient
à l’Hôpital Na Homolca, à Prague. Je suis retourné
régulièrement en République tchèque, pour des séminaires
de formation ou des congrès.
Les Slaves ont une plus grande ouverture vers les thérapeutiques réflexes
que les Français. Au temps de l’Union Soviétique, de nombreuses
missions Russes ou Chinoises formaient les médecins des pays satellites.
Lors des fouilles des bagages dans les aéroports, les aiguilles d’acupuncture
et les oreilles de caoutchouc n’ont posé aucune interrogation aux
fonctionnaires tchèques ; à la même époque des sourcils
interrogateurs étaient la règle en France !
Par deux fois, je me suis rendu en Slovaquie, les frais de voyage étant
supportés par l’Ambassade de France à Bratislava. J’ai
également enseigné deux fois à Györ, en Hongrie, chaque
fois à 80 médecins.
Dans tous ces pays, la soif de connaissances et de nouveautés a été
intense. Dans ces trois pays, j’ai trouvé des gens bien formés,
curieux et intéressés. Intégrer la Communauté Européenne
est une aventure hasardeuse. La mise aux normes et le remboursement aléatoire
des soins me rendent perplexe quant à une éventuelle amélioration
des conditions de vie pour les médecins. Le changement est une vraie
révolution !
F. P-C. : Et au Maghreb ?
Y.R. : Depuis 1996, des séminaires de formation ont été
effectués chaque année en Tunisie. Je me suis également
rendu une fois au Maroc, dans le Casablanca populaire. La tradition en Afrique
du Nord et dans le monde arabe est de « respecter l’invité
plus que son propre père ». Les praticiens ont de grandes qualités
professionnelles, et leur soif d’apprendre est grande. Dans les préceptes
de leur religion, figure la nécessité de développer ses
connaissances !
Au-delà de la relation enseignant-élève, des amitiés
fraternelles et sincères se créent. Cette chaleur humaine n’est-elle
pas le meilleur, ce qui réchauffe, en échange de la transmission
des connaissances ?
F. P-C. : Dans quel cadre a lieu cet enseignement ? Quelles en sont les cibles
: médecins, non-médecins ?
Y.R. : En Europe Centrale et en Tunisie, l’enseignement est dispensé
dans le cadre associatif, et seulement à des médecins. J’ai
cru comprendre que seuls les médecins ont le droit de pratiquer l’acupuncture
dans ces pays. En République Tchèque, les réunions s’effectuaient
généralement, en de très bonnes conditions, au Centre d’Etat
de Formation Médicale et Paramédicale Continue, à Brno
(le pays de Gregor Mendel). Le coût des hôtels à Prague est
prohibitif pour l’immense majorité des médecins tchèques.
La location des salles l’est également pour les associations non
sponsorisées !
F. P-C. : S'agit-t-il de formation initiale et ou de formation continue ? L'enseignement
initial (s'il existe) est-il universitaire ?
Y.R. : Selon les pays, l’acupuncture et l’acupuncture auriculaire
sont encore plus ou moins présents dans les structures officielles. Je
crois savoir qu’il existe encore dans chacun de ces pays un enseignement
de l’acupuncture en Faculté. Les choses évoluent chaque
année. Pour avoir des informations actualisées, questionnez François
Beyens, le secrétaire de l’ICMART.
F. P-C. : Dans quelle langue se font les échanges ?
Y.R. : Seulement en Français. M’exprimer en mauvais Anglais est
risquer un taux maximum d’incompréhension ! Pour limiter les erreurs
d’interprétation, un interprète ayant eu la liste des mots
clés est préférable. Cependant, un de mes traducteurs ne
comprenait pas pourquoi, dans la détection électrique différentielle,
on pouvait être conduit à « mettre le malade en terre »
(au lieu de mise à la terre) ! Dans un autre pays, des élèves
francophones m’ont précisé avoir noté une traduction
inexacte et répétée : au lieu de « comme toute mesure
humaine, le RAC. est en partie subjectif», il était dit que «
la perception du RAC. est toujours un phénomène psychologique
».
F. P-C. : Vous avez certainement eu l'opportunité de comparer les modes
d'exercice.
Y.R. : Les consultations sont généralement faites dans le secteur
privé. Cependant, des consultations hospitalières ou de dispensaire
se font en Europe Centrale et en Tunisie. J’ai eu l’occasion de
visiter l’an passé le centre de soins de la CNSS (la Sécurité
Sociale tunisienne) à Bizerte, avec ses deux cabinets de consultation,
comparables et parfaitement équipés : un pour les hommes, un pour
les femmes.
En Tunisie comme en Europe Centrale, des collègues m’ont fait part
de leur souhait d’exercer en France, pays riche. Car leurs économistes
compétents ont conclu qu’un pays qui instaure la retraite à
60 ans et les 35 heures ne peut qu’être un pays riche, aux «
richesses cachées, puisque vous l’avez fait alors qu’aucune
de ces deux mesures n’est économiquement viable » ! N’est
ce pas un effet pervers d’une politique sociale ?
F. P-C. : Les consultations sont-elles remboursées ?
Y.R. : La prise en charge est plus ou moins complète selon les systèmes
de Santé. Les choses évoluent rapidement dans tous les pays. Un
peu partout dans le monde, existe une médecine à deux ou trois
vitesses. En général, en Europe Centrale et en Tunisie, le remboursement
est faible ou inexistant, pour les actes faits en cabinet privé. Un bon
nombre de médecins ont deux activités, différentes ou complémentaires,
par exemple chirurgien orthopédiste hospitalier le matin, cabinet privé
d’acupuncture l’après-midi.
Dans les pays libérés du collectivisme, on tend à prôner
un libéralisme qui peut surprendre nos habitudes françaises :
notre pays a tendance à légiférer sans cesse, et à
contraindre de plus en plus. Or, les gens qui ont vécu la contrainte
apprécient sans retenue la liberté, et ne nous comprennent pas
!
F. P-C. : L’utilité de l’association Auriculo Sans Frontières
?
Y.R. : AASF est une toute petite association, qui s’efforce de répondre
aux demandes exprimées. Il est fondamental d’apporter des connaissances,
et de pratiquer des consultations devant les élèves. Par contre,
le suivi est parfois aléatoire. Le bénévolat a des limites
; mais aussi il faut savoir ne pas s’imposer.
L’an passé, des subventions exceptionnelles du Conseil Régional
de Bretagne et Conseil Général du Morbihan ont permis l’achat
de matériel (3.000 €) destiné aux médecins tchèques,
slovaques et hongrois. Cette contribution amicale leur fut remise en avril 2004,
avec le souhait « Bienvenue en Communauté Européenne ».
«
Chers amis, l'annuaire Faformec Internet fonctionne sur le site Internet Faformec
(http://www.acupuncture-medic.com ou http://www.acudoc2.org/) et regroupe les
membres adhérents médecins exerçant l'acupuncture. Pour
mettre à jour cet annuaire 2006, chaque responsable d'association doit
me communiquer les modifications ou erreurs constatées. Merci d'avance
à tous ».
Dr Olivier Goret, responsable du groupe annuaire
VOUS CHERCHEZ UN(E) REMPLAÇANT(E) :
1. Dr BEAU Véronique, 01 42 52 54 67, acupuncture +
allopathie
2. Dr DESPRES Raymonde, 06 21 39 49 89, acupuncture + homéopathie + ostéopathie
3. Dr DUPRE Eric, 06 11 20 56 79, acupuncture (France et DOM-TOM), château.dupre@free.fr
4. Dr ERCOLANO Philippe, 06 62 07 58 42, acupuncture, dr.ercolano@laposte.net
5. Dr HORNY Marie Thérèse, 04 94 59 26 23, acupuncture + homéopathie
(Besançon, Mulhouse, Colmar)
6. Dr NGUYEN Phat-Tan, 02 40 48 02 68, acupuncture + homéopathie, nguyen.phat.tan@wanadoo.fr