FAQ
Questions fréquemment posées sur l'acupuncture


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Parce qu'elle nous vient de la Chine multi-millénaire,
qu'elle produit parfois une petite douleur et, surtout,
que notre raisonnement occidental n'a pas encore vraiment
intégré la subtilité des énergies vitales de l'homme,
l’acupuncture occupe une place quelque peu marginale dans la médecine.
Comment se définit-elle ?

La "découverte" ou la remise au goût du jour de l'acupuncture en France n'est-elle pas beaucoup plus récente ?

Combien d’aiguilles utilise-t-on et avec quelle fréquence ?

Pourquoi alors, dans la pratique, observez-vous des fréquences d'un, voire deux mois ?

Comment se déroule une séance d'acupuncture ?

S'agit-il d'une méthode systématique appliquée à tous vos patients ?

Comment se présentent les aiguilles ?

Les aiguilles d'acupuncture peuvent-elles transmettre le Sida ?

D'autres maladies peuvent-elles être transmises par les aiguilles ?

Combien de séances faut-il envisager ?

Les aiguilles sont-elles en or ou en argent ?

L'acupuncture est-elle douloureuse, et doit-elle l'être ?

L'acupuncture connaît-elle des dérivés ?

Quelle est la durée d'une séance et quels conseils souhaitez-vous donner aux patients ?

Quelle importance attachez-vous à l'environnement du cabinet médical ?

L'allopathie est-elle compatible avec l'acupuncture ?

Que peut soigner l'acupuncture ?

Faut-il suivre un régime avec l'acupuncture ?

Existe-t-il des contre-indications à l'acupuncture ?

Un conseil en forme de conclusion...

Quelques conseils pratiques ---
S’agissant du comportement de vos patients lors de séances d’acupuncture, quels conseils pratiques souhaitez-vous donner qui permettent une efficacité maximale ?

Pour en savoir plus...


Parce qu'elle nous vient de la Chine multi-millénaire, qu'elle produit parfois une petite douleur et, surtout, que notre raisonnement occidental n'a pas encore vraiment intégré la subtilité des énergies vitales de l'homme, l’acupuncture occupe une place quelque peu marginale dans la médecine. Comment se définit-elle ?

L'acupuncture fait partie d'un ensemble plus vaste, la médecine des souffles de l'homme, souffles étant un terme qui résume, en quelque sorte, les différentes énergies perceptibles. Sa connaissance en Occident date de la Renaissance, les Jésuites ayant vraisembla­blement été les premiers à l'introduire, alors qu'elle avait, semble-t-il, été révélée au­tour de 3.000 à 4.000 ans avant J.- C., à travers des textes chinois anciens.

L'acupuncture n'est pas une technique supplémentaire. C'est une médecine à part entière qui a pour objectif de rétablir la circulation des souffles afin d'harmoniser les différentes parties de l'organisme entre elles et avec son milieu ambiant.

Elle s'appuie sur le travail d'aiguilles individuelles placées en des points précis, points d'acupuncture proprement dits ; parfois, on y ajoute des sources de chaleur produites par des bâtons de plantes médicinales incandescents, appelés moxas.



La "découverte" ou la remise au goût du jour de l'acupuncture en France n'est-elle pas beaucoup plus récente ?

Georges Soulié de Morand, conseiller à l'ambassade de France en Chine, révèle l'acupuncture à la France en 1920. Auteur d'un traité d'acupuncture, aussi indémodable que remarquable, il est considéré comme le pionnier du réveil de cette médecine en France, notre pays en étant l'initiateur en Europe. Il convient d'ailleurs de mentionner que l'Association Française d'Acupuncture, dont le siège est à Paris, est la plus ancienne association mondiale de diffusion de l'acupuncture (en Chine, il n'en existait pas, au moins sous cette forme).

L'acupuncture présente, avant tout, l'avantage de ne pas injecter de produits (sauf intentions contraires), de ne pas donner d'informations exogènes artificielles et, dans l'ensemble, de régulariser les différentes fonctions de l’organisme à partir des propres souffles de l'individu.

Ces souffles existent. Ils sont tellement vrais que, lorsque les gens me demandent : « Vous piquez les veines, les artères, les vaisseaux, la peau ? », je réponds ceci : « Lorsqu'on vient de mourir, on a toujours des veines, des artères, des vaisseaux, de la peau mais, au bout de l'aiguille, il n'y a plus rien parce que, précisément, on a rendu le dernier souffle. » Les aiguilles ne piquent pas, elles recherchent les souffles appelés communément énergies.

Il existe donc bien un phénomène vital, d'ailleurs appelé le souffle vital, sur lequel agit l'acupuncteur par la puncture et non par la piqûre. Sur certaines régions du corps, se situent des points privilégiés qui ont vocation à commander des grandes fonctions de l'organisme et, ensuite, à distribuer des informations métaboliques aux différents tissus, à la peau, aux os, aux artères, au psychisme, au mental etc. Sur le plan de la commande, l'acupuncture se situe donc en amont des systèmes physique, chimique et anatomique.

Puisque l'on règle les commandes de base des grandes fonctions métaboliques en amont du corps physique, on peut admettre que l'acupuncture soit complémentaire d'une médecine physique spécifique, comme la médecine moderne par exemple. Elle peut même être autosuffisante lorsque les troubles sont encore assez souples et qu'il n'existe pas trop de nœuds irrémédiables, nécessitant d'autres processus d'interventions plus physiques (chirurgie ou autres méthodes plus drastiques).

Enfin, l'acupuncture offre l'énorme avantage d'utiliser la propre énergie du patient et de l'accompagner dans sa propre guérison, sans apport extérieur complémentaire, sans prise de médication, sans inoculation, sans information extérieure.


Combien d’aiguilles utilise-t-on et avec quelle fréquence ?

Normalement, une séance d'acupuncture se pratique avec peu d'aiguilles, en général entre trois et douze, qui peuvent être placées à des endroits symétriques ou non (cela dépend du diagnostic).

Elle observe un rythme régulier : plus la maladie est chronique, plus les séances doivent être répétées, prolongées et fréquentes.


Pourquoi alors, dans la pratique, observez-vous des fréquences d'un, voire deux mois ?

Deux raisons essentielles. L'une est d'ordre administratif : en France, le système de soins ne permet pas de faire venir les patients trop fréquemment ; l'autre est d'ordre pratique : en milieu urbain, et selon les modes d'activité, ils ne peuvent pas toujours se libérer. Il me faut donc compenser, artificiellement, le nombre de séances par une médication accompagnatrice dont l’objectif est le maintien en l'état de l’information. Mais, normalement, il faudrait faire des séances plus fréquentes dans une pathologie chronique.
Pour une pathologie aiguë, en général une à trois séances suffisent.

Chacun sait que l'idéal n'existe pas, cependant rêvons un peu d'une société raisonnable, d'un système de soins rationnel, avec des dépenses de santé équilibrées, des aménagements incitatifs du temps de travail, etc., pour s'occuper de sa santé.

Que proposeriez-vous ?

Je viens d'expliquer que ma pratique est établie en fonction des critères économiques et de la disponibilité des patients actuels.
Dans le temps, en Chine, on avait pris le parti de soigner les gens en bonne santé. Ces soins préventifs étaient payants ; en revanche, ceux prodigués en période de maladie étaient gratuits.
C'est un système que je trouve formidable à condition, bien sûr, que les gens viennent régulièrement lorsqu'ils sont en bonne santé et qu'ils suivent scrupuleusement les prescriptions qui leur sont données.

Hélas, comme l'esprit est agité, il se disperse et laisse les émotions l'envahir ; les gens n'acceptent plus les contraintes ; paresseux, ils ne viennent que lorsqu'ils sont malades, ils ne prennent pas complètement les médications, etc.
Ce système n'est donc qu'un vœu pieux. Mais, le principe en reste valable.
J'aurais souhaité l'appliquer.


Comment se déroule une séance d'acupuncture ?

La séance passe d'abord par une prise de contact, avec un examen tel qu'il est pratiqué en médecine classique. S'y ajoutent des examens propres à la médecine chinoise : ceux du pouls radial, à travers lequel on peut distinguer les différents organes : la langue dans sa forme, sa couleur et sa mobilité, les yeux et les pupilles, et aussi le repérage des différentes températures cutanées du corps.


S'agit-il d'une méthode systématique appliquée à tous vos patients ?

Non, parce que pour certaines personnes, le diagnostic est tellement évident que ma sensibilité se tourne immédiatement vers les points névralgiques ou stratégiques. L'excès de preuves fatigue la vérité...


Comment se présentent les aiguilles ?

Les aiguilles, je le répète régulièrement, sont à usage individuel, c'est-à-dire que chacun dispose, à l’intérieur de son dossier personnel, de son propre stock d'aiguilles vierges : elles ne sont jamais mélangées à d'autres et sont renouvelées, si les périodes d'absence sont longues.


Les aiguilles d'acupuncture peuvent-elles transmettre le Sida ?

Non en aucune façon, car les structures des aiguilles sont elles-mêmes des dipôles électromagnétiques, donc auto-stérilisants. C'est pour calmer les passions, les craintes, les émotions et les doutes que j'applique le système du stock individuel.


D'autres maladies peuvent-elles être transmises par les aiguilles ?

Oui, lorsqu'elles ne sont pas suffisamment propres. Certains virus, y compris ceux de l'hépatite, pourraient, semble-t-il, être transmis par effraction mais, à mon avis, uniquement sur des terrains particuliers et prédisposés.


Combien de séances faut-il envisager ?

Entre trois et vingt et une séances dans l'année, selon la gravité des troubles, si on veut faire un travail profond.
Mais, certaines personnes se trouvent beaucoup mieux à l'issue de la première séance, voire de la seconde, et - malheureusement - ne reviennent plus car elles s’estiment guéries.


Les aiguilles sont-elles en or ou en argent ?

Dans l'absolu, elles devraient l'être. L'or symbolise le soleil, l'argent symbolise la lune, c'est-à-dire deux planètes qui influencent deux modes de fonctionnement très importants en nous. Pour d'évidentes questions d'économie, il n'est pas possible de faire des aiguilles en or et en argent pour tout le monde.
Ce serait plus difficile à gérer et rendrait parfois la séance un petit peu plus douloureuse. En effet, pour être plus solides, ces ai­guilles devraient être plus grosses et moins longues, rendant plus difficiles le travail de puncture et celui de la manipulation de l'aiguille. Nous résolvons la difficulté de nos jours par l'utilisation d'aiguilles très fines en acier inoxydable, à manches spiralés de cuivre ou d'argent.


L'acupuncture est-elle douloureuse, et doit-elle l'être ?

Oui et non.
Elle peut l'être certaines fois. Plus exactement, ce n'est pas l'acupuncture qui est douloureuse, mais la réponse du point. S'il est très chargé, la puncture peut être très douloureuse, un peu comme une piqûre de guêpe ou une petite déchirure, tout comme des massages bien faits.
Cela dit, la douleur n'est pas le garant d'une séance réussie. Cela n'a même rien à voir. La douleur est la représentation sensitive d'une mauvaise circulation des énergies subtiles (stagnation, congestion, blocage, débordement, insuffisance), voire d'énergies plus grossières comme le sang, la lymphe, les liquides organiques. La douleur est toujours la résultante d'une non circulation du mouvement d'énergie, donc d'une non communication des différents secteurs entre eux.
A l’image d’une vieille porte longtemps fermée, qui va grincer lorsqu'on s'acharne à l'ouvrir, elle crie peut-être sa douleur. Toujours est-il que l'acupuncture ne fait pas mal, c'est le blocage du point qui peut se faire sentir.
Un même point fera mal à Jean, à Marie, mais ni à Pierre ni à Marthe, car il sera noué dans le premier cas et libre dans le second.



L'acupuncture connaît-elle des dérivés ?

Dans la Chine actuelle, on injecte des extraits de plantes ou de médicaments dans les points d'acupuncture. Le but est de renforcer l'effet vibratoire de l'acte et de lui conserver une mémoire avec, semble-t-il, beaucoup de succès. Les acupuncteurs appliquent parfois des injections de plantes ou de substances médicamenteuses dans des maladies graves afin de "potentialiser" et de rendre bénéfique la polarité du point d'acupuncture.
Plus classique, le réchauffement d'un point d'acupuncture par une chaleur douce provenant de la combustion d'armoise séchée que l'on applique soit sur l'aiguille, soit sur la peau, à distance sans brûlure! Cela s'appelle moxabustion ou moxibustion.


Quelle est la durée d'une séance et quels conseils souhaitez-vous donner aux patients ?

Une séance dure entre une minute et une heure : la marge est grande.
En moyenne, dix à vingt minutes. Lorsque, dans une maladie aiguë, le diagnostic est évident, si l'individu concerné dispose d'une bonne santé, la durée de la séance peut ne pas excéder dix minutes.

En revanche, les dépressions, les insomnies nécessitent une plus longue présence des aiguilles, entre vingt minutes et une heure. Si les aiguilles sont peu nombreuses, les séances peuvent être de plus longue durée.

Pendant la séance, mieux vaut faire le vide (calme mental), ne pas faire de projet dans son mental, être en état de détente. Si on a un projet et si une idée apparaît sur notre "écran", puis une autre, etc., évitons de l'attacher à la précédente, et ainsi de suite ; ainsi se développe une imagerie mentale, un scénario.
Dans ce cas, comme au cinéma, il faut laisser passer les images sur l'écran et les oublier, sans les lier, sans les analyser. C'est très difficile pour nous qui sommes habitués à l'analyse et à l'étude du discours.
Durant la séance, toute analyse, toute conversation (avec le médecin ou un parent) doivent être considérées comme des processus mentaux perturbateurs et consommateurs d'énergie. D'où la nécessité bienfaisante du silence.


Quelle importance attachez-vous à l'environnement du cabinet médical ?

L'environnement doit être simple et de type monastique, afin d'attirer les souffles vitaux à l'intérieur du corps.
Ceux-ci ne doivent pas être sollicités par des émotions soulevées par les organes sensoriels, consommateurs de vitalité. Rien dans la pièce - exception faite des planches médicales et des plantes -, ne doit retenir l'attention, comme par exemple des tableaux de maître, une décoration trop voyante, une musique trop personnalisée ou rythmée, des odeurs d'encens trop chargées.
Même une musique de relaxation peut être néfaste car certains individus n'en ont pas besoin.
Au sol, la moquette est en matière noble : laine ou coco ; le parquet en bois est nettoyé régulièrement. Les peintures sont constituées de composants naturels. Les murs sont lisses pour ne pas agripper les substances odorifères. Les circuits électriques sont tous protégés et reliés à une prise de terre digne de ce nom.
La température doit être agréable, ni trop basse pour éviter que les gens n’attrapent froid, ni trop haute pour ne pas démagnétiser la pièce. Le renouvellement d'air doit être fréquent, sinon permanent.
La table d'examen est orientée, la tête regardant le nord. Rideaux et couvertures sont nettoyés régulièrement, bref rien - jusqu'à des détails que l'on pourrait estimer anodins -, n'est laissé au hasard.

L'acupuncture, répétons-le, est une médecine énergétique qui cherche à harmoniser l'être ; un environnement adéquat ne peut que la servir.


L'allopathie est-elle compatible avec l'acupuncture ?

Oui, totalement, à condition qu'elle ne soit pas anesthésiante.
Les médicaments anesthésiants peuvent bloquer des énergies qui pourraient servir à des guérisons. Donc, grande prudence en ce qui concerne les tranquillisants et autres somnifères. Le reste n'est pas contre-indiqué.


Que peut soigner l'acupuncture ?

(voir la liste des maladies traitées par l'acupuncture)

L'acupuncture peut tout soigner puisqu'elle est soit complète, soit complémentaire. Elle peut aussi ne rien soigner - ou seulement soulager temporairement -, pour peu que, inattentifs à l'amélioration de leur hygiène de vie, les gens abandonnent trop tôt leurs traitements.
Dans ce cas, ils ne font pas l'effort nécessaire d'accompagner les modifications de leurs souffles, censés amener les transformations nécessaires à leur épanouissement.

Parallèlement, certains individus sont tellement rigidifiés, tellement momifiés que, pratiquée seule, l'acupuncture n'est pas suffisante pour mobiliser les souffles. D'autres éléments thérapeutiques s'imposent alors comme les manipulations verté­brales, la diététique, les plantes, la psychothérapie, les arts, la gymnastique, les mas­sages posturaux, etc.

On reconnaît beaucoup de force à l'acupuncture dans les maladies comportementales, les dépressions, les insomnies, la rhumatologie, le système cardio-vasculaire, les maladies respiratoires, les "mal vivre" inexpliqués par les médecines classiques.


Faut-il suivre un régime avec l'acupuncture ?

Oui, comme avec toutes les médecines... Le terme régime devant être, ici, compris comme hygiène de vie.


Existe-t-il des contre-indications à l'acupuncture ?

Oui, il n'est pas recommandé de puncturer les femmes enceintes avant le troisième mois, sauf si elles présentent un risque de fausse couche - et dans la mesure où il n'existe pas de malformations graves -, que l’acupuncture peut en­rayer ; dans le cas contraire, elle ne peut rien.

Pas d'acupuncture, non plus, chez les enfants avant 7 ans : on préférera les massages, sauf exception de grande maladie (cancer ou autre).

Prudence en ce qui concerne les vieillards, pour ne pas aggraver l'insuffisance de leur énergie.


Un conseil en forme de conclusion...

Calmez-vous. Apaisez ce qui est remuant en vous.
Vous avez une bonne énergie, très bien !
Alors, utilisez-la à bon escient, pour changer ce qui ne va pas bien dans votre vie et non pour travailler encore plus ou pour mener une vie toujours plus dissolue... donc agitée.


--- Quelques conseils pratiques ---

S’agissant du comportement de vos patients lors de séances d’acupuncture, quels conseils pratiques souhaitez-vous donner qui permettent une efficacité maximale ?

Pendant une séance d’acupuncture

Il est conseillé de centrer ses pensées sur sa respiration - inspir, apnée, expir, apnée -, de ne pas parler, ni faire des projets, dormir, bâiller, pleurer ou rire si le besoin s'en fait sentir.

Après une séance d’acupuncture

Lorsqu'on bénéficie d'une séance, on reçoit des informations à travers des points d’acupuncture qui, chacun, spécifient une fonction de commande.
Il convient de canaliser les forces de vitalité et de guérison afin qu'elles soient opérantes. Pour cela, il ne faut pas qu'elles soient dépolarisées, ni par un excès, ni par une émotion ou un épuisement.

En conséquence, une mauvaise nouvelle, un rapport sexuel excessif, une consommation d'alcool, un repas trop copieux vont mobiliser une partie de l'énergie (pour tamponner ces excès de comportement), au lieu de la garder pour générer la bonne semence de guérison délivrée lors de la séance.

Vous l’aurez compris : il ne s'agit donc pas d'interdire pour interdire, mais de faire bénéficier au maximum de la bonne information reçue quelques heures auparavant. En outre, certaines conditions doivent être respectées, pour parfaire l'efficacité des séances :

- Eviter les excès, surtout prolongés, tels qu’excès de travail, de repos, de nourriture, d'excitants qui consomment l'énergie nécessaire pour que l'organisme intègre l'information de la guérison que l’on vient de lui donner

- Eviter toute relation sexuelle dans les deux jours qui suivent une séance pour ne pas en amoindrir les effets

- Observer une hygiène diététique, à savoir consommer, selon son appétit, des aliments simples et naturels, de saison, si possible non raffinés (les plus bruts, les plus proches de leur origine), en provenance de la région climatique où l'on se trouve

- Bien mastiquer les aliments
, pour assurer une bonne salivation et diminuer l'appétit (plus on mastique, moins on mange...)

- Boire de préférence entre les repas en "mastiquant" les liquides, une quantité de liquide permettant environ 3 à 4 mictions d'urines jaune claire par 24 heures ; régler la quantité d'absorption, en sachant que l'ingestion de grandes quantités d'eau fatigue les reins ; éviter le plus possible les boissons glacées, gazeuses, sucrées et artificielles

- Penser et agir avec joie et humour, accepter les transformations qui vont s'opérer en nous, quelles que soient les circonstances (nos pensées influencent nos actes, notre santé et notre environnement)

- Eviter de sombrer dans l'état dépressif, de dépendance, de manque d'initiative, qui empêche de se prendre en charge, d'être adulte, sans jamais oublier que le meilleur remède à long terme est en vous-même, à condition de le laisser s'exprimer.

A la suite du premier traitement, trois types de réactions sont possibles :

- Soit une nette amélioration

- Soit une aggravation passagère des symptômes présentés, une fatigue ou des signes inhabituels, une perturbation du cycle menstruel... Des symptômes de maladies anciennes peuvent réapparaître y compris des infections larvées "en état d'hibernation", en fait tout ce qui n'a pas été complètement guéri par le passé.

- Enfin, dernière éventualité, aucun changement notable, du moins en apparence.
Les réactions varient en fonction du tempérament de chaque individu.
Toutefois, une grande aggravation d’une durée supérieure à quatre jours doit faire l'objet d'une information auprès du cabinet médical.

Pour la prochaine séance

Il est souhaitable de retenir les principaux symptômes apparus, leur horaire en cours de journée ou de nuit, leur chronologie précise et les circonstances d'aggravation ou d'amélioration pour les plus importants...
éviter les séances pendant les périodes de menstruation ;
considérer enfin qu'un résultat positif durable ne s'installe qu'après un certain laps de temps, notamment lorsqu'il s'agit d'une maladie chronique.


Pour en savoir plus...

L'Institut Ricci publie de nombreux ouvrages et documents fort recommandables à propos de la médecine et la philosophie chi­noises, par Claude Larre et E. Rochat de la Vallée - 68, rue de la Tour - 75116 Paris

Les immortelles de la Chine ancienne, Taoïsme et alchimie féminine, par Catherine Despeux - Ed. Pardès


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