Parce
qu'elle nous vient de la Chine multi-millénaire, qu'elle produit
parfois une petite douleur et, surtout, que notre raisonnement occidental
n'a pas encore vraiment intégré la subtilité des
énergies vitales de l'homme, lacupuncture occupe une place
quelque peu marginale dans la médecine. Comment se définit-elle
?
L'acupuncture
fait partie d'un ensemble plus vaste, la médecine des souffles
de l'homme, souffles étant un terme qui résume, en quelque
sorte, les différentes énergies perceptibles. Sa connaissance
en Occident date de la Renaissance, les Jésuites ayant vraisemblablement
été les premiers à l'introduire, alors qu'elle avait,
semble-t-il, été révélée autour
de 3.000 à 4.000 ans avant J.- C., à travers des textes
chinois anciens.
L'acupuncture n'est pas une technique supplémentaire. C'est une
médecine à part entière qui a pour objectif de rétablir
la circulation des souffles afin d'harmoniser les différentes parties
de l'organisme entre elles et avec son milieu ambiant.
Elle s'appuie sur le travail d'aiguilles individuelles placées
en des points précis, points d'acupuncture proprement dits ; parfois,
on y ajoute des sources de chaleur produites par des bâtons de plantes
médicinales incandescents, appelés moxas.
La
"découverte" ou la remise au goût du jour de l'acupuncture
en France n'est-elle pas beaucoup plus récente ?
Georges
Soulié de Morand, conseiller à l'ambassade de France en
Chine, révèle l'acupuncture à la France en 1920.
Auteur d'un traité d'acupuncture, aussi indémodable que
remarquable, il est considéré comme le pionnier du réveil
de cette médecine en France, notre pays en étant l'initiateur
en Europe. Il convient d'ailleurs de mentionner que l'Association Française
d'Acupuncture, dont le siège est à Paris, est la plus ancienne
association mondiale de diffusion de l'acupuncture (en Chine, il n'en
existait pas, au moins sous cette forme).
L'acupuncture présente, avant tout, l'avantage de ne pas injecter
de produits (sauf intentions contraires), de ne pas donner d'informations
exogènes artificielles et, dans l'ensemble, de régulariser
les différentes fonctions de lorganisme à partir des
propres souffles de l'individu.
Ces souffles existent. Ils sont tellement vrais que, lorsque les gens
me demandent : « Vous piquez les veines, les artères, les
vaisseaux, la peau ? », je réponds ceci : « Lorsqu'on
vient de mourir, on a toujours des veines, des artères, des vaisseaux,
de la peau mais, au bout de l'aiguille, il n'y a plus rien parce que,
précisément, on a rendu le dernier souffle. » Les
aiguilles ne piquent pas, elles recherchent les souffles appelés
communément énergies.
Il existe donc bien un phénomène vital, d'ailleurs appelé
le souffle vital, sur lequel agit l'acupuncteur par la puncture et non
par la piqûre. Sur certaines régions du corps, se situent
des points privilégiés qui ont vocation à commander
des grandes fonctions de l'organisme et, ensuite, à distribuer
des informations métaboliques aux différents tissus, à
la peau, aux os, aux artères, au psychisme, au mental etc. Sur
le plan de la commande, l'acupuncture se situe donc en amont des systèmes
physique, chimique et anatomique.
Puisque l'on règle les commandes de base des grandes fonctions
métaboliques en amont du corps physique, on peut admettre que l'acupuncture
soit complémentaire d'une médecine physique spécifique,
comme la médecine moderne par exemple. Elle peut même être
autosuffisante lorsque les troubles sont encore assez souples et qu'il
n'existe pas trop de nuds irrémédiables, nécessitant
d'autres processus d'interventions plus physiques (chirurgie ou autres
méthodes plus drastiques).
Enfin, l'acupuncture offre l'énorme avantage d'utiliser la propre
énergie du patient et de l'accompagner dans sa propre guérison,
sans apport extérieur complémentaire, sans prise de médication,
sans inoculation, sans information extérieure.
Combien
daiguilles utilise-t-on et avec quelle fréquence ?
Normalement,
une séance d'acupuncture se pratique avec peu d'aiguilles, en général
entre trois et douze, qui peuvent être placées à des
endroits symétriques ou non (cela dépend du diagnostic).
Elle observe un rythme régulier : plus la maladie est chronique,
plus les séances doivent être répétées,
prolongées et fréquentes.
Pourquoi
alors, dans la pratique, observez-vous des fréquences d'un, voire
deux mois ?
Deux
raisons essentielles. L'une est d'ordre administratif : en France, le
système de soins ne permet pas de faire venir les patients trop
fréquemment ; l'autre est d'ordre pratique : en milieu urbain,
et selon les modes d'activité, ils ne peuvent pas toujours se libérer.
Il me faut donc compenser, artificiellement, le nombre de séances
par une médication accompagnatrice dont lobjectif est le
maintien en l'état de linformation. Mais, normalement, il
faudrait faire des séances plus fréquentes dans une pathologie
chronique.
Pour une pathologie aiguë, en général une à
trois séances suffisent.
Chacun
sait que l'idéal n'existe pas, cependant rêvons un peu d'une
société raisonnable, d'un système de soins rationnel,
avec des dépenses de santé équilibrées, des
aménagements incitatifs du temps de travail, etc., pour s'occuper
de sa santé.
Que
proposeriez-vous ?
Je viens d'expliquer que ma pratique est établie en fonction des
critères économiques et de la disponibilité des patients
actuels.
Dans le temps, en Chine, on avait pris le parti de soigner les gens en
bonne santé. Ces soins préventifs étaient payants
; en revanche, ceux prodigués en période de maladie étaient
gratuits.
C'est un système que je trouve formidable à condition, bien
sûr, que les gens viennent régulièrement lorsqu'ils
sont en bonne santé et qu'ils suivent scrupuleusement les prescriptions
qui leur sont données.
Hélas, comme l'esprit est agité, il se disperse et laisse
les émotions l'envahir ; les gens n'acceptent plus les contraintes
; paresseux, ils ne viennent que lorsqu'ils sont malades, ils ne prennent
pas complètement les médications, etc.
Ce système n'est donc qu'un vu pieux. Mais, le principe en
reste valable.
J'aurais souhaité l'appliquer.
Comment
se déroule une séance d'acupuncture ?
La
séance passe d'abord par une prise de contact, avec un examen tel
qu'il est pratiqué en médecine classique. S'y ajoutent des
examens propres à la médecine chinoise : ceux du pouls radial,
à travers lequel on peut distinguer les différents organes
: la langue dans sa forme, sa couleur et sa mobilité, les yeux
et les pupilles, et aussi le repérage des différentes températures
cutanées du corps.
S'agit-il
d'une méthode systématique appliquée à tous
vos patients ?
Non,
parce que pour certaines personnes, le diagnostic est tellement évident
que ma sensibilité se tourne immédiatement vers les points
névralgiques ou stratégiques. L'excès de preuves
fatigue la vérité...
Comment
se présentent les aiguilles ?
Les
aiguilles, je le répète régulièrement, sont
à usage individuel, c'est-à-dire que chacun dispose, à
lintérieur de son dossier personnel, de son propre stock
d'aiguilles vierges : elles ne sont jamais mélangées à
d'autres et sont renouvelées, si les périodes d'absence
sont longues.
Les
aiguilles d'acupuncture peuvent-elles transmettre le Sida ?
Non en aucune façon, car les structures des aiguilles sont elles-mêmes
des dipôles électromagnétiques, donc auto-stérilisants.
C'est pour calmer les passions, les craintes, les émotions et les
doutes que j'applique le système du stock individuel.
D'autres
maladies peuvent-elles être transmises par les aiguilles ?
Oui,
lorsqu'elles ne sont pas suffisamment propres. Certains virus, y compris
ceux de l'hépatite, pourraient, semble-t-il, être transmis
par effraction mais, à mon avis, uniquement sur des terrains particuliers
et prédisposés.
Combien
de séances faut-il envisager ?
Entre
trois et vingt et une séances dans l'année, selon la gravité
des troubles, si on veut faire un travail profond.
Mais, certaines personnes se trouvent beaucoup mieux à l'issue
de la première séance, voire de la seconde, et - malheureusement
- ne reviennent plus car elles sestiment guéries.
Les
aiguilles sont-elles en or ou en argent ?
Dans
l'absolu, elles devraient l'être. L'or symbolise le soleil, l'argent
symbolise la lune, c'est-à-dire deux planètes qui influencent
deux modes de fonctionnement très importants en nous. Pour d'évidentes
questions d'économie, il n'est pas possible de faire des aiguilles
en or et en argent pour tout le monde.
Ce serait plus difficile à gérer et rendrait parfois la
séance un petit peu plus douloureuse. En effet, pour être
plus solides, ces aiguilles devraient être plus grosses et
moins longues, rendant plus difficiles le travail de puncture et celui
de la manipulation de l'aiguille. Nous résolvons la difficulté
de nos jours par l'utilisation d'aiguilles très fines en acier
inoxydable, à manches spiralés de cuivre ou d'argent.
L'acupuncture
est-elle douloureuse, et doit-elle l'être ?
Oui
et non.
Elle peut l'être certaines fois. Plus exactement, ce n'est pas l'acupuncture
qui est douloureuse, mais la réponse du point. S'il est très
chargé, la puncture peut être très douloureuse, un
peu comme une piqûre de guêpe ou une petite déchirure,
tout comme des massages bien faits.
Cela dit, la douleur n'est pas le garant d'une séance réussie.
Cela n'a même rien à voir. La douleur est la représentation
sensitive d'une mauvaise circulation des énergies subtiles (stagnation,
congestion, blocage, débordement, insuffisance), voire d'énergies
plus grossières comme le sang, la lymphe, les liquides organiques.
La douleur est toujours la résultante d'une non circulation du
mouvement d'énergie, donc d'une non communication des différents
secteurs entre eux.
A limage dune vieille porte longtemps fermée, qui va
grincer lorsqu'on s'acharne à l'ouvrir, elle crie peut-être
sa douleur. Toujours est-il que l'acupuncture ne fait pas mal, c'est le
blocage du point qui peut se faire sentir.
Un même point fera mal à Jean, à Marie, mais ni à
Pierre ni à Marthe, car il sera noué dans le premier cas
et libre dans le second.
L'acupuncture connaît-elle des dérivés
?
Dans
la Chine actuelle, on injecte des extraits de plantes ou de médicaments
dans les points d'acupuncture. Le but est de renforcer l'effet vibratoire
de l'acte et de lui conserver une mémoire avec, semble-t-il, beaucoup
de succès. Les acupuncteurs appliquent parfois des injections de
plantes ou de substances médicamenteuses dans des maladies graves
afin de "potentialiser" et de rendre bénéfique
la polarité du point d'acupuncture.
Plus classique, le réchauffement d'un point d'acupuncture par une
chaleur douce provenant de la combustion d'armoise séchée
que l'on applique soit sur l'aiguille, soit sur la peau, à distance
sans brûlure! Cela s'appelle moxabustion ou moxibustion.
Quelle
est la durée d'une séance et quels conseils souhaitez-vous
donner aux patients ?
Une
séance dure entre une minute et une heure : la marge est grande.
En moyenne, dix à vingt minutes. Lorsque, dans une maladie aiguë,
le diagnostic est évident, si l'individu concerné dispose
d'une bonne santé, la durée de la séance peut ne
pas excéder dix minutes.
En revanche, les dépressions, les insomnies nécessitent
une plus longue présence des aiguilles, entre vingt minutes et
une heure. Si les aiguilles sont peu nombreuses, les séances peuvent
être de plus longue durée.
Pendant la séance, mieux vaut faire le vide (calme mental),
ne pas faire de projet dans son mental, être en état de détente.
Si on a un projet et si une idée apparaît sur notre "écran",
puis une autre, etc., évitons de l'attacher à la précédente,
et ainsi de suite ; ainsi se développe une imagerie mentale, un
scénario.
Dans ce cas, comme au cinéma, il faut laisser passer les images
sur l'écran et les oublier, sans les lier, sans les analyser. C'est
très difficile pour nous qui sommes habitués à l'analyse
et à l'étude du discours.
Durant la séance, toute analyse, toute conversation (avec le
médecin ou un parent) doivent être considérées
comme des processus mentaux perturbateurs et consommateurs d'énergie.
D'où la nécessité bienfaisante du silence.
Quelle
importance attachez-vous à l'environnement du cabinet médical
?
L'environnement
doit être simple et de type monastique, afin d'attirer les souffles
vitaux à l'intérieur du corps.
Ceux-ci ne doivent pas être sollicités par des émotions
soulevées par les organes sensoriels, consommateurs de vitalité.
Rien dans la pièce - exception faite des planches médicales
et des plantes -, ne doit retenir l'attention, comme par exemple des tableaux
de maître, une décoration trop voyante, une musique trop
personnalisée ou rythmée, des odeurs d'encens trop chargées.
Même une musique de relaxation peut être néfaste car
certains individus n'en ont pas besoin.
Au sol, la moquette est en matière noble : laine ou coco ; le parquet
en bois est nettoyé régulièrement. Les peintures
sont constituées de composants naturels. Les murs sont lisses pour
ne pas agripper les substances odorifères. Les circuits électriques
sont tous protégés et reliés à une prise de
terre digne de ce nom.
La température doit être agréable, ni trop basse pour
éviter que les gens nattrapent froid, ni trop haute pour
ne pas démagnétiser la pièce. Le renouvellement d'air
doit être fréquent, sinon permanent.
La table d'examen est orientée, la tête regardant le nord.
Rideaux et couvertures sont nettoyés régulièrement,
bref rien - jusqu'à des détails que l'on pourrait estimer
anodins -, n'est laissé au hasard.
L'acupuncture, répétons-le, est une médecine énergétique
qui cherche à harmoniser l'être ; un environnement adéquat
ne peut que la servir.
L'allopathie
est-elle compatible avec l'acupuncture ?
Oui,
totalement, à condition qu'elle ne soit pas anesthésiante.
Les médicaments anesthésiants peuvent bloquer des énergies
qui pourraient servir à des guérisons. Donc, grande prudence
en ce qui concerne les tranquillisants et autres somnifères. Le
reste n'est pas contre-indiqué.
L'acupuncture
peut tout soigner puisqu'elle est soit complète, soit complémentaire.
Elle peut aussi ne rien soigner - ou seulement soulager temporairement
-, pour peu que, inattentifs à l'amélioration de leur hygiène
de vie, les gens abandonnent trop tôt leurs traitements.
Dans ce cas, ils ne font pas l'effort nécessaire d'accompagner
les modifications de leurs souffles, censés amener les transformations
nécessaires à leur épanouissement.
Parallèlement, certains individus sont tellement rigidifiés,
tellement momifiés que, pratiquée seule, l'acupuncture n'est
pas suffisante pour mobiliser les souffles. D'autres éléments
thérapeutiques s'imposent alors comme les manipulations vertébrales,
la diététique, les plantes, la psychothérapie, les
arts, la gymnastique, les massages posturaux, etc.
On reconnaît beaucoup de force à l'acupuncture dans les maladies
comportementales, les dépressions, les insomnies, la rhumatologie,
le système cardio-vasculaire, les maladies respiratoires, les "mal
vivre" inexpliqués par les médecines classiques.
Faut-il
suivre un régime avec l'acupuncture ?
Oui,
comme avec toutes les médecines... Le terme régime devant
être, ici, compris comme hygiène de vie.
Existe-t-il
des contre-indications à l'acupuncture ?
Oui,
il n'est pas recommandé de puncturer les femmes enceintes avant
le troisième mois, sauf si elles présentent un risque de
fausse couche - et dans la mesure où il n'existe pas de malformations
graves -, que lacupuncture peut enrayer ; dans le cas contraire,
elle ne peut rien.
Pas d'acupuncture, non plus, chez les enfants avant 7 ans : on préférera
les massages, sauf exception de grande maladie (cancer ou autre).
Prudence en ce qui concerne les vieillards, pour ne pas aggraver l'insuffisance
de leur énergie.
Un
conseil en forme de conclusion...
Calmez-vous. Apaisez ce qui est remuant en vous.
Vous avez une bonne énergie, très bien !
Alors, utilisez-la à bon escient, pour changer ce qui ne va pas
bien dans votre vie et non pour travailler encore plus ou pour mener une
vie toujours plus dissolue... donc agitée.
Il
est conseillé de centrer ses pensées sur sa respiration
- inspir, apnée, expir, apnée -, de ne pas parler, ni faire
des projets, dormir, bâiller, pleurer ou rire si le besoin s'en
fait sentir.
Après
une séance dacupuncture
Lorsqu'on
bénéficie d'une séance, on reçoit des informations
à travers des points dacupuncture qui, chacun, spécifient
une fonction de commande.
Il convient de canaliser les forces de vitalité
et de guérison afin qu'elles soient opérantes. Pour
cela, il ne faut pas qu'elles soient dépolarisées, ni par
un excès, ni par une émotion ou un épuisement.
En conséquence, une mauvaise nouvelle, un rapport sexuel excessif,
une consommation d'alcool, un repas trop copieux vont mobiliser une partie
de l'énergie (pour tamponner ces excès de comportement),
au lieu de la garder pour générer la bonne semence de guérison
délivrée lors de la séance.
Vous laurez compris : il ne s'agit donc pas d'interdire pour interdire,
mais de faire bénéficier au maximum de la bonne information
reçue quelques heures auparavant. En outre, certaines conditions
doivent être respectées, pour parfaire l'efficacité
des séances :
- Eviter les excès,
surtout prolongés, tels quexcès de travail, de repos,
de nourriture, d'excitants qui consomment l'énergie nécessaire
pour que l'organisme intègre l'information de la guérison
que lon vient de lui donner
- Eviter toute relation sexuelle dans les
deux jours qui suivent une séance pour ne pas en amoindrir les
effets
- Observer une hygiène diététique,
à savoir consommer, selon son appétit, des aliments simples
et naturels, de saison, si possible non raffinés (les plus bruts,
les plus proches de leur origine), en provenance de la région
climatique où l'on se trouve
- Bien mastiquer les aliments, pour assurer une bonne salivation
et diminuer l'appétit (plus on mastique, moins on mange...)
- Boire de préférence entre les repas
en "mastiquant" les liquides, une quantité de
liquide permettant environ 3 à 4 mictions d'urines jaune claire
par 24 heures ; régler la quantité d'absorption, en sachant
que l'ingestion de grandes quantités d'eau fatigue les reins ;
éviter le plus possible les boissons glacées, gazeuses,
sucrées et artificielles
- Penser et agir avec joie et humour, accepter
les transformations qui vont s'opérer en nous, quelles que soient
les circonstances (nos pensées influencent nos actes, notre
santé et notre environnement)
- Eviter de sombrer dans l'état dépressif,
de dépendance, de manque d'initiative, qui empêche de se
prendre en charge, d'être adulte, sans jamais oublier que le meilleur
remède à long terme est en vous-même, à condition
de le laisser s'exprimer.
A la suite du premier traitement, trois types de
réactions sont possibles :
- Soit une nette amélioration
- Soit une aggravation passagère des
symptômes présentés, une fatigue ou des signes inhabituels,
une perturbation du cycle menstruel... Des symptômes de maladies
anciennes peuvent réapparaître y compris des infections larvées
"en état d'hibernation", en fait tout ce qui n'a pas
été complètement guéri par le passé.
- Enfin, dernière éventualité,
aucun changement notable, du moins en apparence.
Les réactions varient en fonction du tempérament de chaque
individu.
Toutefois, une grande aggravation dune durée supérieure
à quatre jours doit faire l'objet d'une information auprès
du cabinet médical.
Pour
la prochaine séance
Il
est souhaitable de retenir les principaux symptômes apparus, leur
horaire en cours de journée ou de nuit, leur chronologie précise
et les circonstances d'aggravation ou d'amélioration pour les plus
importants...
éviter les séances pendant les périodes de menstruation
;
considérer enfin qu'un résultat positif durable ne s'installe
qu'après un certain laps de temps, notamment lorsqu'il s'agit d'une
maladie chronique.
Pour
en savoir plus...
L'Institut Ricci publie de nombreux ouvrages et
documents fort recommandables à propos de la médecine et
la philosophie chinoises, par Claude Larre et E. Rochat de la Vallée
- 68, rue de la Tour - 75116 Paris
Les immortelles de la Chine ancienne, Taoïsme et alchimie féminine,
par Catherine Despeux - Ed. Pardès