A
proprement parler, il n'y a pas de médecine taoïste à
part entière.
Ce n'est qu'un aspect de la médecine chinoise, pratiquée
par des médecins qui s'inspirent de la philosophie taoïste
et administrée aux patients qui y sont tout aussi sensibles.
Derrière tout désir, manifesté ou non, se cache la
quête de l'éternité, éternité reflet
et source même de la Vie avec un grand V.
Pour cela on tentera de vivre le plus longtemps possible, le mieux possible
bien entendu !
Il
m'est difficile de résumer en quelques lignes ce que de grands
maîtres ont exprimé sur une multitude de textes reflétant,
pour l'essentiel, un enseignement oral.
Je retiendrai cependant quatre étapes interdépendantes
:
- La suppression des désirs courants et des
attachements au monde social aidé par la méditation
et la contemplation
- Les pratiques de régénération
et d'élimination des toxines par les techniques de respiration
externe et interne
- Les techniques de circulation des humeurs précieuses,
comme les liquides génitaux, par des techniques ordonnées
de coït
- Les techniques pour nourrir la vie à
partir de médications alchimiques à base de mercure et de
souffre et à partir d'aliments naturels.
Lesquels
?
Ce sont les mêmes que ceux préconisés par la médecine
chinoise, simplement leur classification peut différer.
Les taoïstes distinguent les aliments supérieurs
(qui prolongent la vie), les moyens
(qui nourrissent la vie) et les aliments
inférieurs (qui soignent les maladies).
Manger des aliments non manipulés et sauvages tels que : baies,
légumes, fruits ; manger peu, du miel, et surtout des nourritures
boisées, c'est-à-dire des bourgeons, des jeunes pousses,
afin de recueillir toute la potentialité vitale qui y demeure.
Les viandes et les vins en temps de fête, les céréales
avec prudence car elles contiennent des germes d'insectes qui polluent
le corps.
En pratique, il y a peu de rituels, car l'attitude d'esprit, celle qui
se fond sur le modèle de l'univers, détermine au mieux et
sans difficulté ce qui est plus ou moins bon pour le corps, pour
le bien-être.
On est bien loin de l'application de règles de conduites contraignantes.